Ilmayen, petite kabylie

Accueil > Tamokra > C’est la période de pollinisation des figues dans notre (...)

C’est la période de pollinisation des figues dans notre région

lundi 5 juillet 2004

En Kabylie, la première quinzaine de juillet correspond, selon le calendrier agricole berbère, à la période de fécondation des figues immatures, pour en accélérer le mûrissement et leur conférer goût et vigueur.

L’opération, désignée par le terme de caprification consiste en la pollinisation des fruits du figuier, caractéristique de l’agriculture de montagne de la région, à l’aide de figues mâles « ed doukar » qui, enfilés par grappes de 5 à 6 unités, sont suspendues à l’arbre. Des insectes ailés (agents de la pollinisation) en sortent pour aller d’un fruit à l’autre, après l’avoir piqué avec leur dard.

A ce jour, cette action agricole se perpétue encore dans les figueraies des villages de kabylie, quoique en net recul par rapport au temps où le travail de la terre constituait la principale ressource de vie pour les paysans. A pareille époque, les figues mâles, cueillies à une heure matinale, sont mises en vente sur les places des villages, particulièrement par des enfants qui y voient une aubaine de se faire un peu d’argent de poche en ces temps de vacances. L’importance de la caprification s’explique par la grande différence existant entre les figues fécondes et celles restées à l’état vierge, tandis que les premières deviennent, à leur arrivée à maturité, pulpeuses et d’une saveur exquise. Les secondes se singularisent par leur aspect ratatiné et sont d’un piètre goût. C’est dire que si la qualité des fruits se reconnaît à la nature de l’arbre qui les donne, celle des figues fraîches dépend grandement de leur pollinisation au moment opportun, afin de limiter la chute des récoltes et de permettre à tout le monde de déguster ce fruit du pauvre, y compris ceux qui ne possèdent pas de figuiers, au moment de la cueillette débutant à la mi-août.

La culture du figuier, arbre mythique que la providence aurait fait pousser dans la région, selon une croyance paysanne, pour compenser l’insuffisance de la valeur agricole des terres, est en déclin constant ces dernières années pour cause du délaissement du travail de la terre et du vieillissement d’une grande partie des figueraies.

APS (Algérie Presse Service)

Messages

  • Bonjour
    votre article est intéressant, la culture du figuier qui était réservée à la culture en montagne voit sa propagation un peu partout même à l’intérieur du bled, reste que la
    tradition fait une méconnaissance des exigences de cet arbre surtout au sud notamment
    sa pollinisation. qui nécessite de l’aide ,je sollicite votre assistance.
    salut
    lenomade@ymail.com

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.