Ilmayen, petite kabylie

Accueil > Coutumes et traditions > Les traditions du mariage en Kabylie

Les traditions du mariage en Kabylie

mardi 30 mai 2006, par Sofiane M

Les fêtes organisées par les gens, dans leur propre domicile, gardent et garderont toujours leur charme. Les fêtes d’antan se rappellent à nos mémoires et la nostalgie fait le reste. Peut-on oublier les anecdotes en rapport avec telle ou telle période quand la simplicité et la sagesse régnaient sur les esprits et régissaient les relations entre les individus et les familles ?

La saison estivale a toujours été l’occasion des grandes festivités familiales avec les fiançailles, les mariages et les circoncisions. C’est à qui fera résonner les tambours plus fort et plus longtemps. Certaines fêtes durent autant de nuits que peut assumer la famille, surtout quand il s’agit de mariages.

Il est vrai que, dans certaines régions, les moyens financiers permettent de célébrer la fête dans une salle des fêtes, ce qui commence à devenir une habitude et même une coutume, les aléas de l’organisation, de la gestion et de la finalisation des festivités devenant un problème et un handicap pour les petites bourses et les gens qui n’ont pas l’espace adéquat pour organiser une cérémonie comme ils la désirent. La salle des fêtes est si vaste que tout le monde peut y être invité, sans contrainte.

Mais il n’en demeure pas moins que les fêtes organisées par les gens, dans leur propre domicile, gardent et garderont toujours leur charme. Les fêtes d’antan se rappellent à nos mémoires et la nostalgie fait le reste. Peut-on oublier les anecdotes en rapport avec telle ou telle période quand la simplicité et la sagesse régnaient sur les esprits et régissaient les relations entre les individus et les familles ?

C’est une période durant laquelle l’élément féminin est prédominant. C’est la fête et c’est le domaine de prédilection de la femme, période durant laquelle la mère de famille trône impérialement. C’est la période durant laquelle elle devient le centre et l’âme, le pouvoir de décision se retrouvant, comme par enchantement, entre ses mains, ses prérogatives prenant toutes leurs mesures.

Les femmes donnent la mesure de leurs compétences en matière de pourparlers et d’organisation durant ces journées où aucune information ne circule. Tout est secret. L’on ne tient pas à divulguer une quelconque information, les femmes faisant en sorte qu’en cas de refus, la dignité soit préservée. Les discussions tournent, entre femmes - le consentement marital étant assuré et garanti à l’avance - autour des conditions de chacune des deux familles appelées sur le nombre de personnes qui assisteront et accompagneront la mariée, sur le nombre de sacs, de valises, de paquets, d’habits et de couvertures. Les objets d’ornement sont aussi ciblés. Le meilleur mathématicien donnerait sa langue au chat ! Rien ne doit être oublié et rien ne sera oublié. Il y va de leur respectabilité et de la réussite de leur mission découlera leur valeur d’intermédiaire. Elle en sera auréolée à jamais et fera partie, plus tard, des dames qui seront chargées d’organiser les mariages à l’échelle du village et même au-delà.

Durant les jours de festivités, ce n’est pas le marié qui est le centre et le point de jonction des regards. Ce n’est pas le père du marié qui est prépondérant. Ce n’est personne d’autre que la mère, et rien qu’elle, celle qui dirige, oriente, décide, active, surveille, veille et observe. Elle voit tout et rien ne lui échappe. Des invités qui arrivent, des cadeaux que chacun ramène et dépose entre ses mains avec les salutations d’usage, des personnes qui entrent et qui sortent, des « youyous » qui doivent impérativement retentir dès qu’elle en donne le signal, voilà pour ses prérogatives. Rien ne doit échapper à son regard.
Il ne faut pas oublier aussi qu’elle porte, aujourd’hui, l’habillement de rigueur, la « tenue règlementaire » en quelques sortes. Elle est chamarrée des cheveux aux orteils. Ses mains reluisent d’un « henné » rouge et brillant. Sa robe est des plus agréables à regarder, la « fouta », brodée de rubans de couleurs chatoyantes, qui orne ses hanches et provoque la jalousie des autres femmes. Ses bras croulent sous le poids des bijoux et son front s’orne d’un diadème en argent qui scintille et fait briller son regard. C’est la tradition et elle est fière d’être là, aujourd’hui, même si ses tempes la font souffrir, même si ses jambes n’arrivent plus à la porter, même si elle arrive difficilement à garder les yeux ouverts. Elle est heureuse et fière et, de temps en temps, comme pour se revigorer, elle lance des « youyous » stridents, accompagnée par toute l’assistance. Elle est bien obligée, en accueillant les nouvelles arrivantes, de les présenter fièrement, citant des noms, des relations et tout en entraînant l’une ou l’autre au milieu du cercle des présentes - le bal des femmes (Ourar el Khalath) -, de faire un pas de danse, aussitôt rejointe par une proche, pour tourbillonner, un bref instant, en lançant à l’entourage « Afous ! Afous ! » Personne ne se fait prier pour animer l’assistance et le tambour, habilement manié par des mains expertes, résonne, égayant l’entourage, dans une cacophonie charmante et attrayante où personne ne se plaint du bruit.

Et bien sûr, c’est l’occasion ou jamais pour les regards concentrés et impersonnels, comme fortuits, les choix des jeunes se faisant et se défaisant à la recherche de la future âme sœur. Beaucoup de futurs couples se sont remarqués à ces occasions-là, quand l’élément féminin est à son apogée et que l’élément masculin est en phase de stabilisation. L’on ne peut pas dire que ces jeunes font connaissance : c’est beaucoup plus la découverte de l’autre (les uns et les unes ayant vécu dans deux mondes complémentaires, parallèles et les uns et les unes s’ignorant mutuellement et jouant l’indifférence). C’est aussi l’ouverture du chemin sinueux des hypothèses et des éventualités : les « si » commencent à s’insinuer dans les esprits et rares sont les « peut-être » qui ne se transforment pas en réalité.

Quand les anciens parlent de leur propre mariage, quand ils disent qu’ils n’avaient fait la connaissance de leur épouse que la nuit de noces, quand on apprend que les décisions de nouer les liens sacrés du mariage se réglaient au préalable en l’absence des principaux concernés, on ne doute plus que les raisons familiales et socio familiales ont primé sur celles du cœur et/ou des sentiments. En général, ces liens créés deviennent indéfectibles et les couples se sont acceptés réciproquement et ont résolu le problème des comptabilités d’humeur, quand cela n’a pas généré des conflits familiaux dont personne n’a trouvé le moyen de concilier les raisons : d’ailleurs, dans les cérémonies, on évite par tous les moyens d’être dans les parages quand on ne veut pas assister. Mais, et c’est à l’honneur de nos anciens, les invitations s’adressent à tous les parents, proches, alliés, voisins et amis, sans discrimination. Celui qui ne veut pas venir n’est pas tenu de le faire, mais par respect pour soi-même et pour la communauté, on se fait oublier, ces jours-là.
Quant à ce qui se passe dans le cercle des hommes, cela demeure sous la direction du père, personnage-clé qui s’est adjoint les compétences des proches pour accueillir les nouveaux arrivants, les prendre en charge et veiller à ce que tout se passe bien. Une salle ayant été prévue pour le repas des invités, et une autre faisant office temporairement de salle d’attente, tout se déroule dans la paix, la bonne humeur et la convivialité.

Ne doit-on pas rappeler que tout le monde est un peu le cousin de tout le monde et que cela ressemble beaucoup plus à une réunion de famille qu’à une cérémonie ? Les vieilles personnes en profitent pour reprendre la discussion interrompue quelques minutes ou quelques instants plus tôt, les jeunes pour se mettre à jour des dernières nouvelles, et garder un œil bien ouvert sur les jeunes filles qui arrivent toutes auréolées et toutes fringantes dans des atours intentionnels frisant la provocation mais respectant strictement les us.
C’est une entente tacite entre deux générations qui se côtoient sans se frotter et qui s’observent sans se surveiller. Les normes et les règles étant respectées, tout baigne dans l’huile.

Il faut aussi s’occuper à préparer le cortège, à veiller à ce que personne ne soit oublié, à ce que les vieux aient la meilleure place et, surtout, à ce que l’Imam soit installé le plus confortablement possible. On ne saurait se passer de ses services. N’est-il pas l’élément le plus indispensable, le seul qualifié à ajouter l’étiquette de la religiosité dont chacun se fait le chantre ? Sa bénédiction vaut son pesant d’or et aucun mariage ne saurait se targuer d’une validité dont elle ne serait pas le rite principal car, dans toute la Kabylie, nul n’oserait se passer de la « Fatiha » religieuse et traditionnelle pour son mariage. Le mariage civil peut attendre, quant à lui, et même être ignoré … jusqu’au besoin.

Pour bien animer la fête et lui donner les couleurs traditionnelles, les fameux « iddebalen » (les joueurs de tambours) ne sont pas oubliés. Ils auront à animer, durant toutes ces journées de festivités, de leur musique et des coups de baguettes sur leurs tambours, une foule de jeunes et de moins jeunes, sous les claquements de mains, les cris de soutien et les « hourra », recevant, de temps en temps, des offrandes en billets qui orneront leurs turbans durant toute leur prestation. En plus de ce que le père du marié leur a promis, certains arrivent à récolter de belles sommes que les gens se font un honneur d’offrir, en incitant les autres à les imiter. Le petit cercle des danseurs est souvent traversé par quelqu’un qui exhibe, par-dessus sa tête, d’un geste ostentatoire, le billet qui ira rejoindre ses semblables glissés dans le turban déjà garni du joueur de tambour et c’est alors une belle envolée lyrique qui ouvrira le chemin à d’autres groupes de danseurs dont certains sont là pour les y entraîner. Cela durera tant que les musiciens ne demandent pas un temps de repos et de restauration. Ils auront, bien sûr, droit à tous les égards car sans eux la soirée risque de plonger dans la morosité.

L’heure du départ ayant sonné, chacun rejoint la place qui lui a été réservée et le convoi se forme. Quand on parle de convoi, il faut préciser que certaines personnes de tout âge se font un malin plaisir de comptabiliser le nombre de voitures qui le composent allant même jusqu’à retenir les marques et l’état. Tel mariage a drainé un nombre déterminé de véhicules, tel autre un nombre inférieur et tel autre a constitué une file incommensurable à tel point que l’on ne peut se rappeler le nombre ! C’est à qui constituera le plus long convoi, même s’il faut limiter le nombre de passagers afin que, dans chaque voiture, il y ait au moins un invité. Et, certaines fois, les enfants en profitent pour se glisser sur les sièges, se cachant jusqu’après le départ. Il arrive aussi que des personnes non invitées se retrouvent dans le lot des partants, au risque de ne pouvoir bénéficier de la réception à l’arrivée. Cela vaut bien le voyage, tant pis pour le sachet de gâteaux auquel chaque invité a droit. Une petite anecdote, en passant. Un certain vieux, connu pour ses dictons assez épicés, observant le passage d’un cortège, a comptabilisé les voitures et en a annoncé le nombre. Avant qu’il ait terminé, un autre convoi est passé en sens inverse et le vieux a, aussitôt, repris ses comptes. Quand il a constaté le même nombre de véhicules, il s’est contenté de dire à l’entourage : « Tiens donc ! On la ramène, celle qui vient tout juste de passer devant nos yeux ! Certainement qu’elle n’a pas dû plaire ou, alors, ils ont changé d’avis ! Rien d’étonnant dans ce monde devenu fou ! » Tout le monde a éclaté de rire. C’est bien le cas de le dire : « La mariée est trop belle ! » La tradition veut que la mariée soit « escortée » par sa future belle-mère et une dame de sa famille. Donc, dans la voiture de la « mariée » ne prendront place que deux personnes à l’aller : la mère du marié ou une personne déléguée par celle-ci et, à l’avant, aux côtés du conducteur, le père du marié. Quant à ce dernier, il devra rester avec ses amis qui lui tiendront compagnie et qui, par des insinuations amicales lui feront-déjà ! - regretter les avantages du célibat. Leur mission, en réalité, est de veiller à sa sécurité et sa tranquillisation, mais il n’est pas dit que la jeunesse trouvera, un jour, un frein à ses expressions toutes empreintes de leur belle et éternelle juvénilité.

La voiture de la « mariée », ornée de rubans multicolores, démarrera la première. Nul n’osera doubler en cours de route. Le cortège s’ébranle sous les « youyous » de celles qui organiseront l’arrivée et l’accueil de la future « maîtresse de maison ».

Qu’il est loin, le temps où les mariées rejoignaient leur futur foyer à dos de cheval ou de mulet, escortée de tous, les uns à pieds et les autres en monture ! Quand les valises et les sacs se ballottaient sur le dos des bêtes de somme ! Quand les habitants des villages traversés se bousculaient sur le seuil des maisons (ou regardaient pas les interstices des portes) pour voir ou apercevoir, de loin, le passage de celle que toutes envient et que toutes jalousent, même si elles ont vécu cela de leur temps, mais il faut dire qu’étant l’actrice principale de cette pièce théâtrale en un acte unique, elles subissaient cela derrière le fameux voile qui n’était pas aussi transparent qu’il est actuellement, loin s’en faut.

Les pauvres ! Elles n’en gardent qu’un souvenir mitigé mais elles n’en demeurent pas moins fières de cette journée mémorable à plus d’un titre !

Sofiane M

Messages

  • LES MARIAGE KABYLE C COMME UN CONTE DE FEE C BEAU LACCEUIL CHALEUREUX POUR MOI JE GARDE UN BEAUX SOUVENIR DE MON MARIAGE AVEC MR MAALLOU RACHID LANNEE OU JE ME SUIS MARIEE C ETAIT LA PLUS BEL C TOUT C QUE JAI A DIRT SUR LE MARIAGE ET BCP DE BONHEUR A CE QUI CE MARIE CETTE ANNEE

  • les mariages kabyles sont les plus beau mariages parce qu il se font a la maison avc la famille les amies et les gens qu on aime les mariages kabyles les plus beau sont ceux qui se font en algerie parce ici on est pas vraiment dans une ambiance chaleureuse de mariage contrairement au bled ou on celebre le mariage a la maison avc beaucoup de monde et beaucoup plus d ambiance ici tou ce fait en 1journee et franchement je trouve qu il n y a pas d ambiance

  • slt je tiens a vous feliciter de ce que vous avez entrepris comme initiative.
    je suis d´origine de Djaafara (aith Djafar)exactement de Thin ighil
    Ouchanene.
    c´est un grand malheur qui nui á l´histoire Berbere les traditions commencent a disparaitre peu a peu les gens ne s´entre-aident que rarement, nos Us et coutumes deviennent tabous si je puisses m´exprimer ainsi.
    c´etais merveilleux le temps des anciennes fetes comme vous l´avez decris dans votre Article. ces chants qui resonnent et reclamme la prosperite et decrit la grandeur des Kabyle et surtout l´identite millenaire.
    ma mere m´a appris beaucoups de choses ainsi que mes freres et soeurs mais domage on a tous oublier.
    on vit dans la ville de B.B.Arreridj les kabyles sont devenus dependant d´une culture Hilalienne . desole j´ai beaucoups de choses a dire mais les mots m´echappent parfois
    salut a toute l´Algerie et vous bien sure ceux qui etes responsable de la creation de ce site.

    • Apparement

      nous sommes une très grande famille !!

      S. KHIER fille de M. KHIER

    • Effectivement, nous sommes une très grande famille. Moi aussi je suis originaire de Talaouanou. J’ai visité notre beau village l’année passée. C’était la première fois de ma vie et j’étais vraiment émerveillé, tellement que c’était beau. Je vais bientôt lancer le site Web de notre village (www.talaouanou.com) qui est actuellement en construction. J’ai pris des dizaines de photos. Actuellement, je suis à la recherche de documents et récits sur l’histoire de notre village (pour le site Web).

    • salem je suit aussi un khier j habite en france je connait tres bien talaoineau car je me rend en moyenne 2 fois par ans je connait baucoup de gens la bas j adore se village notre village qui est reste encore ancien malgres les modernités qui ont apparus c est derniere annes sa me fait un enorme plaisir de rencontré des personnes de meme familles sur se forum en esperant que d autres se manifesteront bien amicalement...

    • salut, que de bonheur de s’approcher de ces racines qui
      malheureusement tentes à disparaitre. Bien sûr notre
      famille est très grande mais malheureusement trops
      dispersés. Mon défunt père fils de Mokrane était originaire
      de Talaouanou que j’ai eu le plaisir de visiter. A quant
      le rassemblement des KHIER , même sur le net...
      A bientôt. - K.B -

    • la maison de zé moklane ’allah et hérmo que de bon souvenir ’ je me rappelle quand j ’aitais ’petit je passé tous mon temps dans cette merveilleuse maison’ avec son majustueux plafond en tronc d’ arbre’ et de branche’ son sol en beton ciré a l’ huiles d’ olive ainsi que c’ est mur blanchi au platre blancs, avec les main c’ est fameuse ruche ou ont stoker le blé avec une fraicheur a l’ interieur quand il fesait tres chaud dehors que de bon souvenir il y a des jours ou je me dit ( quésque j ’aurais aimer vivre a leur époques) . alors de temps en temps ,quand j ai coups de nostalgie est grace a la technologie ; je me conecte sur google earth je me rend dans mon le village ... et quelle emotion je me ballade avec la souris commes si j y etais ; c est fabuleux ,parcontre je connait tres bien cheik belkacem car il est venue il y a quelque temps ici chez nous en france , inchallah je compte me rendre a talaoineau au mois de mars, ou avril pour donné un coup de main a papa ,car il est proprietaire d une presse a huiles d olive (mrassalle) et sa serat avec une grande joie de participé a sa ,car je ne suit jammais etais present a cette evenement sauf a travere des image ou video sa doit etre beau a voir sur place... allez cousin je vous laisse et j en garde un peut pour la prochaine fois inchallah......................

    • Salem cousin(ou peut etre grand frere).J’ai lu sur ton beau message du 16 janvier 2010(qui ma fait voyager à travers Talaouano:notre si beau village)que ton papa produit de l’huile d’olive et que tu comptes t’y rendre dans le mois de mars ou avril.Je voulais juste savoir si son marsale se trouve dans le village,jaurai bien aimé te retrouver à talaouano afin de pouvoir vous donner un coup de main et histoire de boire une gazouze ;à l’unique épicerie du village. Inch’allah il y aura une cousine qui se mariera dans le mois de mars ou avril,tu auras comme ça l’occasion de passer un bon moment parmis les villageois:notre grande famille .Sais-tu que mars-avril est la meilleure période pour s’y rendre car la verdure habille nos belles montagnes,enfin j’arrete,sinon je vais sauter dans le premier avion:destination Talaouano.Moi aussi,parfois,je pense à leur vécu et je me dis que j’aurai aimé vivre a leur époque.Un jour,inch’Allah, on passera tous notre retraite à Talaouano et on passera notre temps à se raconter des histoires,assis sur des gros cailloux,sous un grand figuier.Inch’Allah pourqoi pas ? Bon,dans l’attente d’une réponse,cousin,frère ou meme tonton,je te souhaite,à toi,ainsi qu’à toute la famille khier présente sur ce site et venant parfois d’ailleurs,mes sincères salutations et voeux de bohneur pour l’année 2010 et toutes les autres qui suivront inch’Allah.

    • bonjour a tous. j’avoue que je suis un peu surpris a la lecture de tous les messages sur ce forum. Dommage que les membre de la grand famille khier soit dispersés en algerie et en france. A quand le rassemblement de tous les khier sur le net ?

  • salut, je suis tombee par hasard sur votre article et la seconde partie /MARIAGE A L ANCIENNE/ m a fait revenir 40 ans en arriere ou petite fille j allais passer mes vacances a TAKORABT. J ai assiste a ces mariages ou tout le monde s en donnait a coeur joie, c etait le bonheur au sens vrai de terme.depuis je ne suis plus retourne en kabylie et je prefere garder le souvenir de ces anciens mariages car ceux de maintenant /d apres votre description/ne different pas de ceux qui se font a annaba, alger ou ailleurs. merci pour ce retour aux sources.

  • he ! h khier, c’est toi Hach ??? moi c’est Fat ! ta cousine ! c’est bien ton message, faut parler de Talaouano, notre beau village niché au sommet des montagnes Kabyles ! le Paradis ! A bientôt Inch’Allah cousin.

    • A Salam halékoum à tous et toutes et une Khier de plus sur ce site j’ai vu mon frère et ma soeur que je salue...Ha si Talaouano n’existait pas !!!!J’ai hâte que le site se fasse inchalla...à bientôt

    • Salam à toutes et tous ! et salam ma petite soeur Samia ! Je savais bien que je lirai un message de ta part ici ! et bonjour particulier à Hassene Khier d’Alger (mon frère Mokrane m’a parlé de toi !). Ma petite soeur Samia et moi (Fatima) allons nous rendre à Talaouanou vers le 12 avril Inch Allah, pour un petit séjour détente, repos, ressourcage, etc.... De mon côté, je lance une entreprise ici en France import export, et je vais avoir des relations commerciales avec l’Algérie. J’aimerai promouvoir la culture algérienne aussi bien Kabyle, Chaoui que Touareg et dévoiler au monde les richesses de nos magnifiques régions. Pour ce qui est du site, c’est une excellente initiative et je serai ravie d’y contribuer de quelque façon....à suivre.
      Dans l’attente de tous vous lire, Khier ou autres, je vous salue (et salut particulier à mon cousin Hachemi et ses frères et soeurs enfants de l’Hadj Khier Lakhdar) et continuez à faire vivre Talaouanou et la Kabylie ! Fatima Khier / France.

    • Bonjour Samia. Le site Web www.talaouanou.com sera mis en ligne dans quelques jours.

    • Bonjour.

      Le site Web « www.talaouanou.com » qui sera mis en ligne prochainement comprendra plusieurs rubriques, telles que le forum de discussion, des galeries photos et vidéos, actualités, livre d’or, …etc.

      Certains modules seront actifs, d’autres seront activés ultérieurement. Le développement des modules et applications se fera progressivement, vu la complexité de la tâche.

      Ainsi, le site sera un espace d’échanges et de dialogues, un outil de communication au service des personnes originaires de notre village Talaouanou. Il y aura une photothèque, des thèmes de discussions, et peut-être à l’avenir un annuaire qui permettra aux internautes d’ajouter leurs coordonnées.

      Je conviens que la tâche est relativement difficile étant donné que je dispose de peu d’informations concernant notre village (histoire, actualités, situation géographique, nombre d’habitants, …etc.) Aussi, j’aurais besoin de la contribution de tout le monde. Donc, un appel à contribution est lancé, par le biais de ce forum, à toute personne disposant d’informations pertinentes à notre village, photos, vidéos, documents, …etc.

      Avec mes remerciements.

    • Bonjour et merci, Fatima, pour ton message. Effectivement, je suis en contact avec ton frère Mokrane, par courriel. Il m’a informé qu’il compte se rendre à Talaouanou en avril. J’espère pouvoir m’y rendre, car c’est la meilleure période pour visiter le village.
      Pour ce qui est de ta contribution au site Web www.talaouanou.com ce sera formidable si tu peux m’aider, car j’ai besoin du maximum d’informations afférentes à notre village. Ce n’est que l’année passée que je m’y suis rendu. Donc, je connais très peu de choses sur notre village. Je réitère l’appel à contribution à tous ceux qui veulent participer à travers toute sorte d’information (document, photos, vidéos, …) à envoyer à l’adresse e-mail : info@talaouanou.com
      ou : hassene@khier.com
      Avec mes remerciements
      Hassène KHIER

    • Bonjour Hassène, c’est Mokrane qui m’a parlé de ce site et de ton excellente initiative. Je m’appelle Fadila, autre soeur de Mokrane, je vis à Limoges/France. Je viens de lire tous ces témoignages avec beaucoup d’émotion. Je partage aussi ces sentiments qui nous animent et nous poussent vers nos origines et Thala Ouano le village de nos parents et ancêtres. Je suis aussi trés intéressée par l’histoire du village (il parait que Ouano est le prénom d’une femme ?) et de la trés grande famille Khier. Bonjour à mes soeurs Fatima et Samia, Mokrane mon frère et tous les cousins que j’ai reconnu Hachemi, Haissa... je vous embrasse tous à trés bientôt Inch Allah

    • Bonjour à tous et à Fadila ma khti. Je rentre juste du village justement, après deux semaines de voyage, je ne ramène que de bons souvenirs... les repas de galette et huile d’olive par exemple, et tant d’autres. J’ai bien l’intention de contribuer au site avec les photos que j’ai prises du 13 au 26 avril... bonjour à tous les Khier et autres gens du village que j’espère retrouver sur les forums du site. J’ai appris quelques trucs intéressants sur l’origine du village et notamment notre ancêtre commun, Jdé Hamed El Djoudi. J’ai des photos de l’intérieur de son tombeau, Tha Korabth, et des inscriptions en arabe qui parle de l’ancêtre du village. Lui-même fils de Sidi El Djoudi dont le tombeau, Tha Korabth, est situé à Theknechuts, village voisin. Je l’ai visité l’année dernière, c’est très beau, avec une belle petite mosquée. Sidi El djoudi a eu 7 fils, dont notre ancêtre. L’un deux est d’ailleurs innumé dans le même tombeau que son père et sa mère. Je transmettrai les photos et on aura surement une traduction complète de cette inscription. Et bien d’autres choses encore...en attendant la suite, à bientôt Inch Allah. Fatima Khier.

    • Bonjour Fadila.

      Comme promis, le site Web est opérationnel. Tu peux le visiter. L’URL du site est : www.talaouanou.com

      Je vais commencer à l’alimenter en photos et en informations. Il comporte un forum qui est déjà opérationnel et qui peut être utilisé par la communauté virtuelle de notre village pour poster des messages.

      J’ai peu d’informations sur notre village. Alors, si tu peux apporter ta contribution, ce sera d’un grand apport pour notre site Web.

      Concernant le nom de notre village "Talaouanou" il signifie : la fontaine du gouffre (précipice). En kabyle : "thala" signifie "fontaine" et "annu" signifie "gouffre" ou "précipice".

      Le bonjour à mon cousin Mokrane et à tes soeur Fatima et Samia.

      Ton cousin Hassène KHIER

    • Bonjour Fatima,

      Tu as choisi la meilleure période pour visiter notre village, car avril est le mois par excellence, tellement qu’il y a de la verdure. Dommage que je n’ai pas pu y aller.

      Vers le 20 avril, une partie de ma famille s’y était rendue, en visite éclair. Certains d’entre eux pour la première fois de leur vie. Ils y sont restés deux heures. Peut-être que tu les as rencontrés.

      Je dois dire que Talaouanou me manque tellement : la verdure, les anciennes bâtisses dégageant des effluves suaves et inoubliables, les montagnes majestueuses, les gens si humbles et hospitaliers, les enfants si joyeux et ludiques, … Il n’y a pas meilleur endroit pour décompresser.

      Comme je l’ai dit auparavant, le site Web est opérationnel. Il reste un bug à régler au niveau du Forum. Toutefois, j’avoue que j’éprouve d’énormes difficultés à l’alimenter en informations. Dès que j’aurais un peu de temps, je vais commencer à l’alimenter par les photos en ma possession. Ta contribution à l’enrichissement du site Web sera plus que bienvenue.

      Si les inscriptions en arabe sont lisibles, je pourrais essayer de les traduire. En as-tu pris des photos ?

      A bientôt. Hassène KHIER

    • bonjour Hassène,
      merci pour ton message. J’espère que tu vas bien ainsi que toute ta famille. Je vais récupérer ton adresse mail et faire le point pour les documents directement avec toi. Le site web présente déjà quelques photos et vidéos du village, c’est vraiment sympa. J’invite vivement tous ceux qui lisent ce message à aller le visiter et s’inscrire sur le forum ou nous pourrons alors échanger pleins d’info.

      A bientôt,
      Fatima Khier

    • salem a tous c est nadia khier soeur de hachemi quand au village talaoineau je me suis marie dans les annee 82 etant jeune17 ans j ai apris beaucoup de chose la bas commes allez cherche de l eau au puit sur le dos de l anne ceullir les olives avec ls femmes du village et a midi faire une pose en mangeant du pain arlom et huile d olives en cotemplant tout au tour la montagne sans oublier les rire et la bonne ambiance le soir ont desendait les colines et une fois ariver a la maison ont etait tous autour de la cheminea faire chaufer nos main glacer et pour se rechaufer ont buvait un bon zartale sans compter les jours de printemps ont renover les maison a la chaux blanche pour aceuilir l ete a cette epoque il n y avait pas d arierre pense pas d elect pas de tele mais les soir ont se retrouvez a tour de role chez ame habdelah ou chez l hacen qui est mon bf a faire des blagues jus qua 2 heur du matin les mariages etais simple et sa durait sept jours de bonheur sans compter les vieux du village alah elahmom ze hamo avec sa cane et ses deux chiens inseparable zerlaoi ze laber cher mohamed hamti barqua ou ont sortaitjamais de chez elle sans avoir manger tellement q uelle etait genereuse les gens avaient peu a l epoque mais ils donnaient beaucoup l ete c etais magnifique le village se remplisait d imigres et des gens d alger tous content de retrouver le village et la famille tout en degustant de la chletta piquante et boire de l eau tres fraiche du puit de talanzolene les jours que j ai vecus a talaoineau resterons graver dans ma memoire j ai apris le respect les valeurs de nos tradition qui malheureusement disparaisse petit a petit avec le modernisme mais hamdoulait notre village est la avec tous notre amour qu on a pour lui et lui il nous le rend a nous aceuillir chaque fois qu on y vas en arivant a tezlalene notre coeur se remplis de bonheur avec des emotions forte et en la quitant des aurevoir dificille en voyant le village disparaitre derriere nous en quitant les gens qu ont aime mais tous en s achant que lon reviendra grand bonjours atous les khier du monde a mes cousins mokrane ses soeurs qui sont commes mes frere sans oublier mon frere achemi que j adore

  • Bonjour,
    Comment pourrai-je vous contacter ? Merci bien.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.