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Une station thermale à promouvoir

vendredi 1er juillet 2005

Ce sont des milliers de visiteurs qui ont fréquenté la station thermale Sidi Yahia El Adli durant l’année 2004. Le hammam sis dans la commune de Tamokra (daïra d’Akbou), n’est pas fréquenté uniquement pour de simples actes hygiéniques mais aussi pour ses vertus thérapeutiques grâce à la composition chimique de ses eaux

Pour son utilisation thérapeutique efficace, la cure se pratique sur le lieu même où jaillit l’eau thermale d’un griffon qui donne directement dans un bassin, ce qui évite les altérations qui surviennent lorsque cette eau est déplacée. Si la frange juvénile préfère les stations balnéaires, les personnes âgées sont souvent attirées par un environnement rural et des modes de vie restés au stade traditionnel. C’est un lieu qui leur procure détente et tranquillité loin du bruit et des encombrements de la ville. « C’est pour mes rhumatismes articulaires que je suis venu dans cette station », dira un sexagénaire.

Ce sont aussi les femmes qui en tirent profit puisque elles voient là une occasion de sortir de leurs patelins. Zidane, un transporteur confie qu’il a une clientèle assidue, à qui il loue ses services au moins une fois dans le mois. Ce site, sans doute l’un des plus beaux de la région, d’un charme inaltérable, et datant du IXe siècle, n’a rien perdu de sa vocation de havre de tranquillité qui fait de plus en plus d’adeptes. C’est aussi, un établissement original mettant à la disposition des familles des logements aménagés pour le tourisme dans le strict respect du style local ancien. « C’est le paysage de la région qui m’attire le plus.

Avec ces montagnes et collines, ces murailles rocheuses dont les eaux limpides déferlent parfois en cascade vers la rivière, ces sources d’eaux minérales qui jaillissent des entrailles des rochers et tant bien d’autres curiosités qu’on y découvre », décrit Hacène, un jeune de Béjaia qui s’est déplacé en famille. C’est en longeant la route qui serpente entre l’oued Soummam et la montagne de Gueldamen que le visiteur découvre ce que la nature a façonné comme environnement sauvage d’une beauté extrême. Celle-ci sillonne entre les oliviers et les grenadiers.

Après quelques kilomètres, apparaît la station thermale au flanc abrupt d’une falaise parsemée de grottes féeriques sur la rive de l’oued Bousselam, un affluent de l’oued Soummam. Tout en bas, le hammam, une minuscule pièce laissée à l’état traditionnel avec un bassin toujours rempli d’une eau chauffée. « Nous avons 13 chambres très anciennes que nous mettons gratuitement à la disposition des visiteurs qui viennent pour la journée. Nous les louons la nuit pour 200 DA la nuitée. Nous avons également aménagé 6 chambres récemment que nous louons aussi pour les mêmes tarifs », dira M. Aït Souki, gérant de la station.

Durant ce mois de juin, les visiteurs ont commencé à affluer, mais c’est à partir de juillet et août que la station accueille le plus de visiteurs. « En été, par faute de place, beaucoup dressent des tentes dans le lit de l’oued, notamment les familles qui viennent des wilayas limitrophes », poursuit le gérant.

B. L.

El Watan

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