Ilmayen, petite kabylie

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Pinèdes et maisons anciennes

vendredi 6 mai 2005, par L. Beddar

De ce pont, commence l’ascension, sans répit sur près de 8 kms jusqu’à atteindre la ville qui languit au soleil de printemps et qui charmait le visiteur avec un panorama fait de végétations, de pinèdes, et des maisons anciennes aux couleurs bigarrées construites avec de la pierre locale. Cette route atteste de l’importance qu’accordent ses habitants à la sauvegarde de l’environnement qui ne semble pas être un vain mot. Aucune canette de bière vide, ni sachets noirs ou détritus quelconques ne se trouvaient sur les accotements et la chaussée est bien bitumée et n’est entachée d’aucun nid-de-poule aussi minime soit-il. Dans le domaine de la scolarité des enfants, hormis la fermeture de l’école de Toufirth pour manque d’enseignants qui fuyaient la localité dès leur arrivée pour manque de conditions d’accueil, les autres localités possèdent toutes une école primaire. Pour le transport des collégiens des villages au seul CEM existant au niveau du chef-lieu communal, la municipalité a déployé de grands efforts en mettant à la disposition des écoliers un minibus et quatre fourgons. "Tout cet arsenal mobilisé s’avère insuffisant et il arrive que les véhicules fassent deux rotations les matinées pour ramasser tous les élèves", affirme, Kherbouche, secrétaire de la mairie. "Nous déplorons la fermeture cette année de l’école de Toufirth pour manque d’enseignants qui sont souvent affectés des régions lointaines et qui abandonnent en raison de l’éloignement… Aussi, même l’école de Boutouab n’est pas en reste : elle est fermée au début de cette année pour les même raisons et il a fallu l’intervention des notables du village et des parents d’élèves qui ont fait moult interventions en proposant un enseignant de la localité pour que celle-ci soit réouverte", poursuit notre interlocuteur. Les populations des villages souffrent aussi des manques de centres de soins. Hormis le chef-lieu communal qui est doté d’un centre de santé fonctionnant avec un médecin généraliste et deux infirmiers, et le village Bicher qui est doté aussi d’une salle de soins que gère un seul infirmier, les autres villages en son dépourvus. Les malades de ces localités se déplacent vers le centre de Tamokra ou à l’hôpital d’Akbou pour des soins. "Nous regrettons la fermeture depuis environ 10 ans du centre de soins de Tizi Aidel qui affiche aujourd’hui une image hideuse en raison de son délabrement et aussi l’absence d’une ambulance pour le centre de santé de la ville de Tamokra. Plusieurs fois, les malades sont transportés dans des voitures banalisées", tient à rajouter, M. Kherbouche.

L’eau, cette bête noire des villageois, surtout en été, semble être maîtrisée. Beaucoup d’efforts ont été consenti dans l’alimentation en cette denrée rare des populations. "La municipalité, pour alimenter les villages, a réalisé trois forages au niveau de l’oued Boussellam, mais les pompes hydrauliques s’usent facilement en raison de l’altitude des localités et les réparations coûtent très chères à la commune", tient à souligner notre interlocuteur. Les télécommunications, sont ce qui manque le plus. Le chef-lieu est doté d’une radio locale qui a cessé de fonctionner normalement depuis 2003, entraînant ainsi la mise hors service de la visionneuse du bureau de poste. Néanmoins, un projet RSS de 512 lignes est en cours de réalisation. "La municipalité a mis à la disposition de l’Actel de Béjaïa un local pour l’installation du central, mais les travaux de la ligne principale qui ont débuté depuis juillet 2003, n’ont pas encore été achevés", fulmine-t-il.

Ceux qui souffrent le plus dans cette commune sont les jeunes. Pour les loisirs, ils se déplacent à Akbou pour voir un film, surfer ou pratiquer une activité sportive. "Le chef-lieu communal possède en tout et pour tout, une voûte, néanmoins une aire de jeux de proximité est en cours de réalisation", tient-il à souligner. Pour l’habitat, la commune n’a jamais bénéficié de logements collectifs et les aides aux logements individuels ont cessé d’être attribuées depuis 2002 en raison des subventions accordées dans le cadre du séisme de l’année 2000.

Messages

  • Je suis AMAROUCHE Larbi dit Ahmed Salah originaire d’El-Maïn dont je garde toujours un souvenir nostalgique bien que tout avait changé là-bas telles que les fontaines d’anton, mais il y a quand même des choses merveilleuses comme l’élèctricité malgré le manque d’harmonie dans l’architécture des maisons nouvelles diamétralement opposée avec l’ancien style, car les mentalité ont évolué sans en tirer profit des nouvelles sciences liées avec la civilisation Musulmane la clémente et la berbérité en ce qui concerne l’esprit de communauté de destin n’ayant rien à voir avec communautarisme. Je salue votre sit et vous remercie d’avoir introduit mon nom dans goggle. je vous propose de lire mes articles dans : www.lesanciensdelecole.com.fr en introduisant votre mot de passe boite élèctronique et nom d’accés ordinaire tel qu’utilisé par vous dans les sits comme yahoo ou hotmail, etc...Critiquez-moi et racontez tout ce qui vous passe par la tete dans un cadre culturel et cultuel. Salut à toutes et à tous que vous êtes.

    • Chers confréres El-Maïnais,

      S’il m’arrive de séjourner chez un quelconque proche à Alger, ce n’est que pour des motifs contraignants, guère pour passer des vacances.

      A ce type qui me disait hier soir : "ça vaaa ; ; ; je répondais : trait, trait, trait, trés bien ! Une façon de lui dire que je comprends votre musique bordjienne de faire monter un jeune innocent sur le bourricot nocturne pour le faire monter comme fait la grue pour un sot dans un chantier, l’âne disparait en plein ciel, et le bonhomme retombe à terre. Quelle hypocrisie !

    • Oui Méssieurs les commerçants du paiement comptant ! Monsieur crédit est mort, entérré par les mauvais payeurs que sont les conseilleurs qui font des affaires dans l’affaire lors d’une guerre ou d’une bataille judiciaire. Les corbeaux croassent. Les crapauds et les grenouilles jaccasent à mon passage. Ils ressemblent comme dit l’autre, à une grenouille, ne disposant ni de cerveau et ni d’intestins(...).

      Feu : AMAROUCHE Lakhdar de son vivant était le porte-parole du défunt Cheikh Al Alawi et Dirécteur de son journal Al Balagh Al Djézaïri de 1930 à le fin de sa vie le 23 Novembre 1954 à El-Maïn. Il n’était donc ni général de l’armée française et ni colonel de wilaya dans les rangs de la révolution algérienne arrivée sur les lieux fin Novembre 1955 conduite par feu Aïssa Al Boundaoui structurateur. Si mes défunts parents n’étaient pas djounouds, c’est parcequ’ils sont morts et j’étais mineur. Je ne pourrai les faire réveiller du cimetière près de Cheikh OulKébir pour qu’ils se mobilisent...Autre amalgame.

    • Chers confréres de l’association Thafath,

      Le 05 Juillet 1995 j’avais répondu favorablement à votre invitation pour donner une conférence sur l’histoire locale qui n’en était pas une, et s’était transformée en simple petit mééting face à un public nombreux et jeunes, aprés un échange de correspondances par voie postale.

      Quoi que je ne suis pas un spécialiste : un historien, mon intervention tourne autour de mes mémoires en tant que témoin d’un drame lié à la guerre. Je ne suis ni Moudjahid, ni fils de Chahid et ni fils de Harki, et étais jeune gamin de 9/10 ans lorsque la guerre commence dans ce lieu dit. En 1962, j’avais 16 ans et n’avais pas pris les armes contre les uns ou contre les autres. Je reconnais n’être qu’un petit écolier qui garde des souvenirs nostalgiques sur sa famille et son village. Je ne suis pas militant ou adhérent de cette association et ne vois pas pourquoi mon courrier venant de France est stoppé. Je croyais que cette organisation colléctera des infos, des idées, des critiques, des commentaires pour enrichir le débat et faire profiter l’intérêt général. Comme les villages de Thaourmith, Boufenzer, Aourir ne font plus partie de la commune, je me suis abstenu de les évoquer. Une grossière érreur, car à cette époque, nous faisions un ensemble révolutionnaire populaire homogène. Cordiales salutations.

    • .......Ce fameux 05 Juillet 1995, je n’avais jamais vu d’exposition de photos de "X" ou de "Y" de telle ou telle familles habitant dans cette localité, dans l’algérois ou ailleurs. Par contre, il y avait des prises de vues légendaires pour faire marquer cet évènement grandiose lors des distributions de paroles aux différends invités, de prix aux jeunes sportifs, aux anciens Moudjahidines et aux jeunes filles des trois classes d’ Ouled Sidi-Idir, d’ El-Madjène, de Guélaguel et d’El-Maïn.

      J’avoue qu"aujourd’hui mon âge est de soixante et un ans, aime toutes les cultures, la recherche scientifique et téchnologique tel que l’outil informatique et cette merveille qu’est l’internet. Beoucoup de gens me dépassant en âge s’adonnent aux différends jeux de cartes ou de dominos. Cela les regarde et ne les empêche pas, sans compter ceux qui font la balade Alger-Paris-Alger par amour de la France. Entre la non maitrise de la langue arabe classique et sa détestation, il y a une grande diffrence. Jaime la culture et la langue française qui ne sont pas étrangères à moi-même et n’impose ce goût à personne. La vie privée d’un homme ne regarde qu’à lui-même, pourvu qu’il ne franchisse pas les limites des autres partenaires sociaux culturels et cultuels. L’association thafath (lumière) ne doit pas se transformer en association "ténébres & obscurité." A bon entendeur & écoûteur : salue !

      Voir en ligne : L’association thafath & l’exposition de photos inexistente.

    • bonjour mr amarouche. je me pesente saidi abdelghani ben abdelhamid..si ce deuxieme prenom vous dit quelque chose donc je ne me trompe pas de personne..
      j’essai de rentrer en contact avbec vous ..si vous le desirez bien sure ..je vus laisse mon email...ghani1_gigi@hotmail.com j’en serai tres ravi.. merci

    • Cher Abdelghani,
      Bonjour !

      De : arthist34@yahoo.fr

      Je te demande de m’excuser mille fois. Je n’avais pas lu ton méssage inséré sur la rubrique "pinèdes & maisons ancienes de ce sit", si ce n’est ce soir seulement, par curiosité de lire les articles propres à cette discipline.

      Ton dernier mésagge je l’ai lu dans ma boite. J’ai laissé celui-ci dormir quelques temps volontairement pour te répondre, une raison pour moi, de ne pas te harceler, car je ne connais pas tes habitudes de visites au cyber. Est-ce que tu es connécté à domicile et est-ce que tu as le temps ? Proposes moi un sujet de discussion et nous allons parler. Depuis mon dernier méssage dans Aokas, je n’avais pas visité le sit aussi. Je voudrai avoir des photos de Cap Aokas des années 1960-1962 par nostalgie. Ca n’a rien à voir avec colonisation sous la forme dominatrice...mais une partie de la vie civile propre aux jeunes à cette époque turbulente et incomprise au moment des faits évènementaux en relation avec la guerre et ses misères...Il n’ y a pas mieux que la vraie paix avec un grand "P", mais lequel ? Alditas

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