Ilmayen, petite kabylie

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La légende de Sidi Yahia

jeudi 21 avril 2005, par L. Beddar

D’une légende très répandue dans la région : Sidi Yahia Al Aidli, de passage dans cette région, a élu refuge dans une grotte au milieu des rochers à l’endroit où se trouve la station thermale et du haut de la falaise, il jeta sa canne qui a atterri sur la rive de l’oued d’ou jaillit une eau bouillante jugée bienfaitrice pour la santé des humains. Le hammam est un dérivé des thermes grecs et romains. C’est avec l’avènement de l’islam qu’il a pris une importance dépassant le simple acte hygiénique, pour le rendre plus proche des individus qui en ressentent un besoin vital à se délasser et à se toiletter tout le corps. Dans les pays musulmans, ils fleurissent comme des champignons avec une demande très forte, notamment la gente féminine qui trouve en lui un lieu de rencontres privilégié, tant constitue pour elles l’une des rares occasions pour sortir de la maison, rencontrer d’autres femmes et pouvoir s’exprimer librement.

Pour rejoindre cette station, il fallait sortir de la nationale 26 en prenant le chemin de wilaya 141 qui longe la majestueuse zone d’activité de Taharacht où sont concentrées des dizaines d’usines sur un périmètre de 25 ha. En traversant le pont de l’oued Soummam, à l’entrée du village Biziou, au premier carrefour, un panneau de signalisation indique une bifurcation à droite pour aller vers Thamokra distante de 22 Km, commune dont relève la station thermale, mais la station est à mi-chemin, soit à 11 Km de là. En prenant cette route, de plus en plus qu’on avance, on découvre ce que la nature a façonné comme environnement sauvage de toute beauté, paradis tant de l’escapade que l’escalade. La route qui serpente entre la montagne de Gueldamène en forme de dos de chameau, au relief escarpé et boisé dont les mamelons sont encore nappés des dernières chutes de neige de ce mois d’avril, et l’oued Soummam qui déroule ses méandres sur prés de 6 km. Cette route est dans un état piteux, mais des engins sont à pied d’œuvre pour niveler la chaussée et notre curiosité a été rassasiée par un ouvrier qui nous a déclarés qu’ils préparaient la chaussée pour un bitumage. Tout le long de cette route, des maisons éparses bordaient des vergers d’oliviers sur la gauche, et des grenadiers sur la droite.

De plus en plus qu’on progresse sur cette route, des résidences pavillonnaires cédaient la place aux hameaux de maisons traditionnelles très anciennes mais ardentes, parfois, elles sont en ruines, dans un état d’abandon ou retapées pour être utilisées pour l’agriculture. Au détour d’un virage marquant la limite de la montagne de Gueldamène qui est un prolongement de la chaîne des Babors, apparaissent des terres fertiles sur des petites plaines à la limite des garrigues et des maquis sur les contreforts des collines fort nombreuses. C’est aussi, à cet endroit que l’oued Boussellam qui prend ses racines de Ain Roua dans la wilaya de Sétif afflue dans l’oued Soummam. Sur la rive, malgré le déchaînement des torrents de la rivière, des ouvriers extraient du sable fin qu’ils chargeaient à un tracteur pour le transporter à un point de vente installé sur la route de Biziou. En continuant la route aux abords de celle-ci, une école nouvellement construite, entourée d’une clôture et des lignées de sapins, de par son état de délabrement semble être abandonnée à son triste sort et n’a jamais servi.

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