Ilmayen, petite kabylie

Accueil > Hammam Sidi Yahia > On quitte Akbou pour Tamokra

On quitte Akbou pour Tamokra

Rien n’a changé de ce côté-ci de la kabylie

mercredi 2 juin 2004

Quand on quitte Akbou, gros bourg industriel et besogneux, pour prendre la route de Tamokra, Mahfoudha, Bouhamza et autres villages du arch Nath Aïdel dans le massif des Babors, on perçoit, au bout de quelques kilomètres seulement, que rien n’a vraiment changé de ce côté-ci de la Kabylie. Hammam n’Sidi Yahia, il faut le chercher longtemps avant de le trouver, si vous ratez le petit panneau grossièrement écrit à la main, qui vous y indique le chemin.

Au bout d’une longue descente vers la rivière et une étroite vallée, vous y trouverez un petit parking gardé pour y garer votre véhicule et ferez le reste du chemin à pied.

Dépaysement garanti

Une fois arrivé, le dépaysement est garanti. Le petit village, niché au pied d’une falaise escarpée, et la rivière qui y coule en contrebas vous donnent l’étrange impression d’être arrivé, par mégarde, au Tibet. Un troupeau de chèvres traque une herbe raréfiée par de longs mois de soleil et l’on s’attend à tout moment à voir sortir des vieilles maisons aux toits recouverts de tuiles rouge brique des moines bouddhistes emmitouflés dans leurs robes safranes. En guise de moines, ce sont des touristes qui viennent de Béjaïa, de Tizi, de Bouira, de Bordj, de Sétif, d’Alger ou de Paris, comme l’indiquent les plaques minéralogiques des voitures stationnées dans le petit parking, que l’on croise sur l’étroit sentier qui descend en escalier vers les thermes.

Dans le petit foyer qui fait également office de café et de gargote, l’un des gardiens du lieu, Si Mohand Tayeb, 78 ans, bon pied bon œil, nous offre un café de bienvenue et se propose de répondre à nos questions indiscrètes.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.