Ilmayen, petite kabylie

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Thimechart

samedi 1er mai 2004

Thimechrat à l’honneur dans un village kabyle.

A l’occasion de l’Aïd El Fitr, les citoyens du village de Lemtardh de la commune d’El Main ont sacrifié à l’une des plus antiques traditions kabyles, à savoir thimchrat. Cette dernière consiste, rappelons-le, au sacrifice de bœufs au profit des habitants relevant de tadarth (village). "La célébration de cette importante occasion est incitée et exhortée par notre religion", a signalé Ali Moussa Mohamed, l’imam de la mosquée de la localité. Juste après la prière de l’Aïd Améziane, les différents citoyens se sont directement dirigés vers les lieux où ledit sacrifice se tiendra. Il faut dire qu’une motivation s’est dessinée au sein de l’ensemble des citoyens, et ce, dès les premiers coups de cette circonstance. Sous une pluie fine, les congratulations de l’Aïd se sont incorporées avec l’égorgement des animaux sus-cités. "Regardez-les ! Ils sont tous contents et heureux", a affirmé Saïd ou Taïb, membre du comité de village . En effet, l’indulgence, la rémission ainsi que la tolérance, tels sont les aspects qui ont régné tout au long de la journée de thamchrat. Il faut dire que la forte présence des personnes âgées des différentes localités d’El

Main a généreusement orné cette prestigieuse occasion. "Ce n’est qu’un devoir", a déclaré Da Mouh. "On ne peut absolument pas délaisser nos traditions", a ajouté ammi Slimane. Par ailleurs, s’il y avait un élément qui a suscité la plaisanterie ainsi que la merveille, ce sont bel et bien les petits enfants somptueusement vêtus. A cela s’ajoutent les grands efforts fournis par les jeunes du villages, et la contribution de la gent féminine, et ce, par ses couffins alimentaires tant appréciés par les présents. La distribution des parts de viande a commencé aux environs de 16 heures. Ainsi, dans une ambiance très chaleureuse, thawzâath a admirablement connu sa fin. "J’espère qu’on a été à la hauteur", a souhaité Med Moukri, du comité du village. En définitive, thimchrat demeure un fait social, religieux et humanitaire qui occasionne l’union, commisération ainsi que la miséricorde au sein de la société. A cet effet, les organisateurs exigent sa préservation et sa protection de la part des futures générations et enfin remercie tous les citoyens qui se sont donnés à fond pour que cette louable initiative réussisse.

D’après Lyès Baloul

Source : Dépêche de Kabylie du 30 novembre 2003.

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