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Vibrant hommage à Chérifa

jeudi 9 février 2012

Une cérémonie haute en couleur a été organisée samedi soir à Alger en hommage à la doyenne de la chanson kabyle traditionnelle, Chérifa.

Une ambiance chaleureuse empreinte de nostalgie a régné pendant plus de deux heures de temps à la salle Ibn-Zeydoun dont la scène a vu le passage d’une panoplie de jeunes artistes au talent prometteur.

Après des extraits mélodiques joués par l’orchestre et un spectacle vif et rythmé exécuté par la troupe folklorique “Zira”, un film documentaire de 15 minutes retraçant le parcours artistique de Chérifa, présente à la soirée, a été projeté.

L’auteur-compositeur Kamel Hamadi a ensuite occupé la scène pour déclamer des vers poétiques élogieux à l’égard de “la reine du chant Achouik” comme il l’a qualifiée. La chanteuse Amel Ibdouzène, native de la région de Chenoua et Mounia de Bejaia, ont ensuite interprété l’une après l’autre quelques titres phares de Chérifa qui a reçu à cette occasion des cadeaux symboliques des mains de la ministre de la Culture, Khalida Toumi.

Surprise de la soirée, l’installation de la troupe féminine “El Khalète” sur la scène en compagnie de la chanteuse honorée, âgée de 86 ans et dont la voix est encore puissante et claire. Cette troupe a subjugué le public présent en grand nombre et a réussi à créer une vraie ambiance de fête rythmée par une variété de bendir (tambour traditionnel), des clappements de mains et des you you typiques de la Kabylie qui fusaient par moment ici et là.

La dernière partie de la soirée a été animée par Chérif, un chanteur dont la façon de chanter semble identique à celle de son idole Chérifa, et par la chanteuse, établie en France, Taos Arhab, qui a gratifié le public d’un pot-pourri de chansons kabyles du terroir. Chérifa, de son vrai nom Ouardia Bouchemlal, est née le 9 janvier 1926 à Ilmayen, dans la région d’Akbou (Béjaïa). Orpheline du père très jeune, elle découvre son penchant pour le chant dès l’âge de sept ans. La simple écoute d’un roulement de bendir la poussait à se précipiter sur les lieux de la fête, ce qui lui coûtait souvent des corrections sévères de la part de ses oncles. A dix-huit ans, elle décide de quitter sa région natale et de vivre de sa vocation ailleurs. Dans le train qui la conduisait vers Alger, elle compose “Abka Wala Khir ay Akbou” (Adieu Akbou), le titre qui fera sa renommée et qui demeure toujours aussi populaire. Les plus célèbres chansons du riche répertoire de cette artiste, qui s’est produite, entre autres, à l’Olympia et au Zénith de Paris, sont “Aya Zerzour”, “Azwaw”, “Sniwa Dhi Fendjalen” et “Cheikh A Haddad”.

La Dépêche de Kabylie

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